Un chemin dans un champ, dans la lumière du soleil couchant

S’aimer

Trouver du sens, pas à pas

Chercher du sens n’est pas un manque, c’est un chemin.

Le sens de l’existence ne se reçoit pas d’un coup : il se découvre en vivant, dans ce que l’on crée, ce que l’on aime et la manière dont on traverse l’épreuve. Chercher du sens n’est pas un manque, c’est un chemin.

Comprendre le sens de l’existence

Le sens de l’existence n’est pas une réponse que l’on reçoit une fois pour toutes. C’est une direction que l’on découvre en vivant : dans ce que l’on crée, dans ce que l’on aime, et dans la manière dont on traverse ce qu’on ne peut pas changer.

Chercher du sens n’est pas un signe de manque. On peut avoir du sens et en chercher encore : les deux avancent ensemble.

Le sens se vit aussi en petit : une conversation vraie, un geste utile, un moment de beauté. Il n’a pas besoin d’être grandiose pour être réel.

Une vie prend souvent du sens quand elle se relie à quelque chose de plus grand que soi : les autres, le monde, ce en quoi l’on croit.

Un exemple

Après un licenciement, Nadia se sent vide : son travail donnait une forme à ses journées.

En regardant les trois voies, elle remarque que le sens n’a pas disparu : elle continue d’aider ses proches, elle reprend la couture qu’elle avait laissée, et elle choisit de voir cette période comme un passage plutôt qu’un échec.

Rien n’est réglé, mais elle ne se sent plus vide.

Ce que dit la recherche

Le psychiatre Viktor Frankl, rescapé des camps, a décrit trois voies vers le sens : créer ou accomplir quelque chose, vivre ou aimer quelque chose ou quelqu’un, et choisir son attitude face à ce qu’on ne peut pas changer. C’est un témoignage et un modèle clinique, pas une démonstration.

La recherche distingue le fait d’avoir du sens et celui d’en chercher : être en recherche n’est pas un échec.

Elle décrit trois facettes du sens : une vie que l’on comprend, une direction, et le sentiment que sa vie compte.

Une vie pleine de sens n’est pas forcément une vie facile : elle peut aller avec des efforts et du stress. Et la plupart des gens trouvent déjà un certain sens à leur vie.

Ce que la recherche ne dit pas : qu’une mission précise serait fixée d’avance pour chacun. Cette idée relève de la conviction, et elle est présentée comme telle.

Sources : Viktor E. Frankl, Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie, Éditions de l’Homme (2021) ; M. F. Steger et coll., « The Meaning in Life Questionnaire » ; F. Martela et M. F. Steger, « The three meanings of meaning in life » (2016) ; R. F. Baumeister et coll., « Some key differences between a happy life and a meaningful life » ; S. J. Heintzelman et L. A. King, « Life is pretty meaningful », American Psychologist (2014).

Plusieurs regards sur le sens

Dans la Bhagavad-Gîtâ (hindouisme), mieux vaut accomplir son propre chemin, même imparfaitement, que celui d’un autre.

Le bouddhisme place le but dans la libération de la souffrance plutôt que dans une mission personnelle.

Dans le christianisme, chaque personne est appelée, et cette vocation est personnelle. Dans le judaïsme, le tikkun olam invite à réparer le monde.

Pour Aristote, une vie réussie est une activité que l’on cultive tout au long de sa vie. Pour Camus, au contraire, le monde ne répond pas à notre besoin de sens : à nous de vivre lucidement.

Ces regards ne s’accordent pas tous. À vous de voir ce qui résonne.

Sources : Bhagavad-Gîtâ, 3.35, Seuil ; Walpola Rahula, L’enseignement du Bouddha, Seuil ; Aristote, Éthique à Nicomaque, GF Flammarion (2004) ; Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe (1942).

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