S’aimer
Pardonner n’est pas excuser
Le pardon est un chemin, pas une obligation.
Pardonner n’est pas excuser ce qui s’est passé. Ce n’est pas oublier, ni se réconcilier, ni revoir la personne.
Pardonner, c’est relâcher peu à peu ce que l’on porte : la rancune, le ressassement, le poids qui nous lie encore à la blessure. C’est d’abord un geste envers soi.
Le pardon est un chemin, pas une obligation. On peut décider de pardonner aujourd’hui et sentir son cœur suivre plus tard. Cela peut prendre du temps, et c’est normal.
Vous avez aussi le droit de ne pas pardonner certaines choses. Le chemin reste le vôtre.
Pardonner à tous ceux que l’on garde dans son cœur, c’est se libérer soi-même.
Ce que dit la recherche
Les démarches de pardon étudiées par la psychologie aident à apaiser la colère, et un peu la tristesse et l’anxiété. Ce qui compte le plus, c’est le temps que l’on y consacre.
La recherche distingue le pardon décidé, quand on renonce à la vengeance, et le pardon ressenti, quand les émotions s’apaisent peu à peu.
Ressasser une blessure rend le pardon plus difficile ; la mettre en mots aide souvent à la déposer.
Attention : pardonner à quelqu’un qui continue de blesser, sans qu’il répare, peut abîmer l’estime de soi. Le pardon ne veut jamais dire rester dans une situation qui fait du mal.
Sources : N. G. Wade et coll., « Efficacy of psychotherapeutic interventions to promote forgiveness » ; E. L. Worthington Jr. et coll., « Forgiveness, health, and well-being » ; M. E. McCullough, G. Bono et L. M. Root, « Rumination, emotion, and forgiveness » (2007) ; L. B. Luchies et coll., « The doormat effect ».
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